Moe Clark

Nitahkôtân
Co-écrit by Joseph Naytowhow + Cheryl L’Hirondelle

nitahkôtân - je suis arrivé

nipihtîn - j'entends

ninitohtîn - J'écoute

ninistôhtîn - je comprends

nitahkôtân - je suis arrivé
nikanawimâw - je m'inquiète pour vous
kitahkonitin - Je veille sur vous / Je vous porte

kisahkihitin - je t'aime

nitahkôtân - je suis arrivé
ota kikawînaw askiy - notre mère la terre
ninanâskomon - je suis reconnaissant

(cistomawasowin - une berceuse)

 

Caroline Kunzle

Toutouic, lon la, ma belle
Toutouic, lon la.

Jadis elle a pleure souvent;
Mais aujourd’hui, elle sourit gaiement.

Toutouic, lon la, ma belle
Toutouic, lon la.
Fait dodo lola

Ton pere est loin, la mere est ici,
Qui va bercant l’enfent chez lui.

 

Lisa Ndejuru

Sur la mélodie d'eau vive
by Guy Béart

Dors, dors Ziga petit roi
on veillera sur toi
Dans ton épopée sur terre
tu vivras des merveilles.
Des rires, des peurs,
des arbres et des fleurs
la plus jolie,
la rose de ta vie.

Dors dors Ziga petit roi
on t'accompagnera
Quand tu apprivoiseras
le monde autour de toi
dauphins, faucons,
renards, gazelles et moutons.
Qu'elle est jolie
la rose de ta vie.

Une noire vaut deux blanches,
c'est ta musique à toi.
Qui sait quand et sur quelles planches
et qui t'applaudira.
O-é, o-é, après nous tu danseras,
sur tous les airs
que ton grand-père t'apprendra.

 

Yoo Jin Lee

« Apparemment, plusieurs bébés ont pleuré en écoutant cette chanson.

Cette berceuse, Bébé de L’Ile, fut composée en 1950 lorsque plusieurs personnes sont décédées durant la guerre et la famine… Selon la légende urbaine.

Le premier verset raconte la mort du bébé qui a été laissé seul chez lui lorsque sa mère était sortie chercher de la nourriture.
Dans le second verset, les mouettes racontent la mort de la mère et du bébé. Et puis l'esprit de la mère est venu chercher l'enfant mort. »

 

Arsine Attarian

La Berceuse de Nazé
(par Avedis Aharonian, traduite par Chaghig Chaninian)

Les grues noires, en pleurs et en deuil.
Allaient et venaient à travers notre ciel noir,
Oh, dans notre monde ils devenaient aveugles,
Ne pleurez pas, vous, ne pleurez pas, j’ai déjà tellement pleuré.

Le vent gémit dans la forêt noire.
C'est le deuil du cadavre qui n'a pas de bébé,
Plusieurs cadavres sans personnes et sans enterrements…
Ne pleurez pas, vous, ne pleurez pas, j’ai déjà tellement pleuré.

La caravane est passée chargée de larmes,
Dans le désert noir, il se mit à genoux – et ne pouvait plus se tenir debout,
Ce sont les larmes et le chagrin de notre monde,
Ne pleurez pas, vous, ne pleurez pas, j’ai déjà tellement pleuré.

Sur vos lèvres pâles mon lait se gela.
Je sais, il a un goût amer, vous ne le voulez pas, bébé.
Ah, le venin de ma douleur a coulé en elle,
Mon sein est douloureux, j'ai tellement pleuré.